Il Croyait Posséder Ma Sœur. Puis Son Conseil A Vu La Vidéo-nga9999

J’ai trouvé ma sœur pendue à une poutre, bâillonnée, pendant que son mari riait.

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Le premier bruit, en poussant la porte de cette pièce abandonnée, a été le grincement sec d’une corde contre le bois.

Le deuxième a été le rire de Victor Laurent.

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Il ne riait pas fort.

Il riait comme quelqu’un qui se croit déjà intouchable.

La pièce sentait l’humidité, la poussière froide et le whisky renversé.

Une lampe grésillait au plafond, par à-coups, assez pour découper les visages sans vraiment éclairer le sol.

Sous mes chaussures, le parquet avait gonflé par endroits, comme dans ces vieux appartements qu’on laisse mourir lentement derrière une porte close.

Et au milieu de cette ruine, il y avait Élise.

Ma sœur.

Suspendue à une poutre fendue.

Les pieds nus à quelques centimètres du sol.

Le visage marqué, la bouche serrée par un tissu, les yeux brillants d’une peur trop vieille pour être seulement celle de cette nuit.

Elle m’a vu.

Pendant une seconde, elle n’a pas compris.

Puis ses yeux ont changé.

Pas de soulagement.

Pas encore.

Juste ce petit éclat de reconnaissance qu’on garde pour les gens dont on a cessé d’attendre le retour.

Victor, lui, n’a pas bougé.

Il se tenait près d’une table abîmée, dans un manteau bien coupé, un verre à la main, comme si la scène avait été organisée pour son plaisir.

Derrière lui, deux hommes armés gardaient l’entrée du fond.

Derrière moi, trois hommes en costume sombre se tenaient immobiles.

Victor les a regardés avec mépris.

Puis il m’a regardé.

« Adrien Moreau », a-t-il dit, en traînant sur mon prénom. « Le grand frère absent. »

Je n’ai pas répondu tout de suite.

Il a levé son verre vers Élise.

« Tu arrives tard. »

Ma gorge s’est serrée, mais je n’ai pas laissé mon visage bouger.

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