Deux Mois Après Le Divorce, Il L’a Revue À L’Hôpital-nga9999

Deux mois après mon divorce, j’ai retrouvé mon ex-femme assise seule dans un couloir d’hôpital, et quand je l’ai reconnue, quelque chose en moi s’est brisé.

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Le couloir sentait le désinfectant froid, le café trop vieux et cette odeur de linge propre qu’on ne remarque que dans les lieux où les gens attendent de mauvaises nouvelles.

J’étais venu voir mon meilleur ami après son opération, avec un sac de biscuits, mon manteau sur le bras et la tête remplie de choses banales.

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Je ne m’attendais pas à revoir Camille.

Surtout pas comme ça.

Elle était assise contre le mur, dans une blouse d’hôpital bleu pâle, trop large pour ses épaules.

Ses cheveux, qu’elle portait longs pendant notre mariage, avaient été coupés très court.

Son visage semblait plus fin, presque absent, et ses yeux fixaient un point au sol comme si lever la tête demandait déjà trop d’énergie.

À côté d’elle, une perfusion tenait debout sur ses petites roues.

Je me suis arrêté au milieu du couloir.

Un homme a dû me contourner avec son gobelet de café.

Une infirmière est passée derrière moi.

Quelqu’un a ri doucement au bout du service, un rire gêné, vite avalé par les portes automatiques.

Moi, je ne bougeais plus.

C’était Camille.

Mon ex-femme.

La femme dont j’avais divorcé seulement deux mois plus tôt.

Je m’appelle Thomas, j’avais trente-quatre ans, et jusque-là je croyais être un homme ordinaire qui avait simplement échoué dans son mariage.

Camille et moi avions été mariés cinq ans.

De l’extérieur, notre couple ressemblait à quelque chose de stable.

Nous vivions dans un appartement modeste, avec un parquet qui grinçait près de la cuisine, une table trop petite pour recevoir du monde et un panier à pain qu’elle posait toujours au centre, même quand nous dînions en silence.

Camille n’était pas quelqu’un qui prenait toute la place.

Elle parlait doucement, se fâchait rarement, et quand je rentrais tard, elle avait souvent cette phrase simple qui me suivait encore après le divorce.

« Tu as mangé ? »

Ce n’était pas grand-chose.

C’était tout.

Comme beaucoup de couples, nous avions eu des projets.

Un logement à nous, pas juste une location.

Des enfants.

Une vie où les dimanches auraient eu une odeur de café, de lessive propre et de repas préparé sans se presser.

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