Il Rentre Après Cinq Jours Et Trouve Sa Femme Au Bord De L’Effondrement-nhu9999

Thomas Martin avait passé cinq jours loin de chez lui pour un salon professionnel lié à la gestion de chantier.

"
"

Ce n’était pas des vacances, ni une échappée confortable, ni une parenthèse légère.

C’était cinq jours de réunions, de stands, de dossiers, de déjeuners avalés trop vite et d’appels manqués qu’il repoussait en se disant qu’il rentrerait bientôt.

Image

Dans le train du retour, il n’avait pensé qu’à une chose : rentrer, poser sa valise près de l’entrée, embrasser Camille, prendre Louis dans ses bras et entendre ce petit rire qui, d’habitude, remplissait toute leur maison.

Il avait acheté un petit camion miniature pour Louis dans une boutique de gare, parce que son fils traversait une période où tout devait avoir des roues, une benne ou une sirène.

Pour Camille, il avait pris une boîte de chocolats, pas grand-chose, mais assez pour dire qu’il avait pensé à elle entre deux rendez-vous.

Il savait qu’elle avait eu une semaine chargée.

Il savait aussi que sa mère, Catherine, et sa sœur cadette, Julie, étaient venues passer quelques jours à la maison pour « aider » pendant son absence.

Cette idée l’avait rassuré.

Camille ne serait pas seule.

C’est ce qu’il avait cru.

Le soir où il rentra, l’air dans l’entrée était froid, comme si la porte avait été ouverte trop souvent ou pas assez.

La lumière du plafonnier dessinait une tache jaune sur le parquet, et une odeur de soupe trop chauffée flottait dans le couloir avec celle, plus acide, du linge humide resté trop longtemps dans une panière.

Thomas posa sa valise près du porte-manteau.

Il n’appela pas tout de suite.

Il écouta.

La maison n’était pas silencieuse.

Elle n’était pas seulement en désordre.

Elle semblait à bout de souffle.

Depuis la cuisine, il entendit une toux d’enfant, sèche, profonde, suivie d’un petit sanglot rauque.

Puis une voix minuscule traversa la pièce.

« Papa… »

Thomas sentit son ventre se serrer.

Il entra dans la cuisine et s’arrêta net.

Camille était debout devant la cuisinière.

Elle portait un pantalon de jogging, un vieux tee-shirt gris et des chaussettes dépareillées.

Ses cheveux étaient attachés n’importe comment, et quelques mèches collaient à ses tempes comme après une nuit sans sommeil.

Louis était dans ses bras, calé contre sa hanche.

Le petit garçon avait les joues rouges, le nez irrité, les paupières lourdes.

Son corps reposait contre l’épaule de sa mère avec cette mollesse inquiétante des enfants fiévreux qui n’ont même plus l’énergie de protester.

Read More

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *